Avatar

Régis
de Castelnau

Profil

regis

Régis
de Castelnau

Biographie

Biographie

Famille
Issu d’une famille de vieille aristocratie militaire, Régis de Curières de Castelnau est né le 7 mars 1950 à Rabat au Maroc. Il est l’arrière-petit-fils du général Édouard de Curières de Castelnau, qui fut chef d’état-major de l’armée française en 1915 et en 1916. Son père était lui-même militaire de carrière et sa mère la fille d’un médecin exerçant sa profession au Maroc. Cette filiation aura deux conséquences, tout d’abord comme tous les enfants de militaires, il mènera de garnison en garnison une vie nomade scandée par un nombre considérable de déménagements et un séjour de près de sept ans en république fédérale d’Allemagne. Il commencera sa scolarité secondaire au lycée Charles de Gaulle de Baden-Baden.
Formation et carrière

L’essentiel de sa scolarité secondaire se déroulera à Toulouse où il fréquentera le lycée Pierre de Fermat. Arrivé à Paris en 1967, il vivra en classe de terminale au lycée Buffon les événements de mai 68. Il considère que ces événements ont eu pour lui deux conséquences : tout d’abord l’obtention d’un baccalauréat immérité, et ensuite le rejet du gauchisme groupusculaire assorti d’une sympathie pour l’esprit de responsabilité du PCF et de la CGT. 

Il choisira les études de droit de façon utilitaire mais sera pris de la passion pour la matière dès sa première année. Il sera diplômé de l’université Paris II Panthéon Assas en juin 1972. Ayant intégré Sciences-po Paris, il ne passera pas le diplôme, désireux de se concentrer sur le certificat d’aptitude la profession d’avocat qu’il passera avec succès en octobre 1972, prêtant serment alors auprès de la cour d’appel de Paris le 13 décembre de la même année. Il sera collaborateur au cabinet de Claude Michel, premier bâtonnier communiste en France, et décidera, à la fin de l’année 1975 de créer sa propre structure, à 25 ans.

Dès prestation de serment il se considérera comme un avocat engagé.

Il sera l’un des fondateurs du Syndicat des avocats de France en 1973 et membres de la direction nationale jusqu’en 1975.

C’est alors qu’il se rapproche du mouvement ouvrier français et devient dans les années 1970 un des avocats du Parti communiste français (PCF) et de la CGT. Il mènera en particulier la défense des travailleurs de la sidérurgie lorraine entre 1978 et 1982. Expérience dont il tirera un livre, La Provocation2, écrit avec l’écrivain François Salvaing. Il fut ensuite chargé de la défense des élus mis en cause dans deux affaires emblématiques et particulièrement délicates au moment de la campagne l’élection présidentielle de 1981 : celles du « bulldozer de Vitry » et de « la manifestation de Robert Hue ».

 Sollicité par la direction du PCF, il deviendra membre du bureau de politique extérieure (la Polex) du Parti dirigé alors par Maxime Gremetz succédant à Jean Kanapa. Cela l’amènera à développer une importante activité internationale, titulaire de plusieurs responsabilités dans des O.N.G. l’amenant à multiplier les déplacements aux quatre coins du monde. Il sera notamment le président de l’Association France Amérique latine particulièrement active sur le terrain de la solidarité avec les peuples soumis aux dictatures dans les années 70 et 80. Il assurera également le secrétariat général adjoint de l’Association Internationale des Juristes Démocrates (AIJD).  Cette activité l’amènera à des rencontres marquantes avec toute une série de dirigeants politiques aujourd’hui disparus notamment Indira Gandhi à New Delhi en 1982 et Mikhaïl Gorbatchev à Moscou en 1987. 

Ses engagements lui valurent, au Palais, le surnom de « Baron rouge »3

La chute de l’Union soviétique et l’effondrement politique du PCF l’ont amené au seuil des années 1990, à réorienter ses activités professionnelles. Analysant l’importance grandissante des questions juridiques dans le processus amorcé en France par les lois de décentralisation de 1982 et 1983, il décide de créer une structure dédiée à ce qu’il va conceptualiser comme « le droit public local4. »

Considéré comme un pionnier de cette nouvelle spécialité il sera président puis président d’honneur de l’Association française des avocats conseils des collectivités. Il sera également président de l’Institut droit et gestion locale depuis 1997.

Il sera à l’origine de la création du premier Master « Juriste des collectivités locales » à l’université de Bourgogne où il enseignera le droit de l’urbanisme et de l’environnement. Il participera également à la création du même Master à l’université Paris II Panthéon Assas. Son enseignement sera celui du droit de la responsabilité personnelle des décideurs publics locaux à l’université Paris II Panthéon Assas.

À ces activités d’enseignement, complétées par des actions de formation au service des grandes institutions du secteur, Régis de Castelnau ajoutera une activité doctrinale importante. Qui verra la publication de plusieurs ouvrages dont Le Fonctionnaire et le Juge pénal en 1997Portrait des chambres régionales des comptes8 en 1997, Pour l’amnistie9 en 2001, Les Chambres régionales et territoriales des comptes10 en 2004, il écrit également de nombreux articles dans la presse spécialisée et généraliste.

Il sera nommé au grade de chevalier de la Légion d’honneur par le Ministre de la décentralisation dans la promotion de Pâques 1998. Les insignes lui seront remis en octobre de la même année par Emile Zuccarelli Ministre de la décentralisation au siège de l’Association des Maires de France.

Dans le courant de l’année 2016, et en accord avec ses associés Régis de Castelnau a décidé de s’éloigner de l’exercice quotidien de la profession d’avocat et de consacrer plutôt ses activités à un travail de recherche et d’expression sur les problématiques juridiques et judiciaires qui agitent la société française. Il a créé un blog juridique appelé Vu Du Droit sur lequel sont publiés régulièrement des articles d’actualité ou de recherche relatives aux problématiques

Régis de Castelnau a demandé en 2017 à être omis du tableau de l’ordre des avocats et d’accéder à l’honorariat.

Le cabinet dont il était associé a été repris par Florence Rault, Régis de Castelnau intervenant à titre de consultant.

Publications et écrits

Publications et écrits

Prises de position

Prises de position

Il est depuis longtemps critique sur les dérives politiques de l’appareil judiciaire français et sur son instrumentalisation par le parti socialiste. Après avoir critiqué les procédures systématiquement diligentées contre Nicolas Sarkozy, Il s’est exprimé très tôt pour qualifier de coup d’État judiciaire, la procédure diligentée à l’encontre de François Fillon pendant la campagne de l’élection présidentielle de 2017.

Il a également considéré que les répressions policières et judiciaires à l’encontre du mouvement social des gilets jaunes étaient d’une violence sans précédent depuis la guerre d’Algérie.

Contacts

Contacts

Découvrir le Cabinet d'avocats:

Suivez moi sur :

Formulaire de contact